Les maladies des perroquets les plus communes

Je vais ici parler un peu des maladies les plus communément rencontrées avec nos oiseaux.

Il y a une chose très importante, tenir toujours à portée de main le numéro de téléphone du vétérinaire aviaire le plus proche ce votre lieu d’habitation. Au moindre signe anormal, contactez-le.

Dans la nature, un perroquet malade est un perroquet mort. Ne jamais oublier cela. Il nous cachera le plus longtemps possible sa maladie, et le moindre changement dans son comportement doit porter à réfléchir, observer s’il mange, s’il boit (trop ou pas assez), s’il dort plus que d’habitude, respire mal, difficilement, comment sont ses fientes, etc. Le vétérinaire vous posera toutes ces questions, alors mieux vaut pouvoir y répondre, cela accélérera bien souvent, le processus de diagnostique, et de traitement.

Prévention et symptômes des maladies :

Les maladies sont toujours plus faciles à prévenir qu’à soigner. Les oiseaux sont des patients assez difficiles, comme tout autre animal, il ne sait pas dire où il a mal.

Il y a quatre choses qui sont importantes dans la prévention.

- L’emplacement de la cage ou volière d’intérieur de votre oiseau. Il faut la placer dans un endroit bien éclairé, pas trop humide, pas trop chaud (contre un radiateur) , à l’abri des courants d’air, des changements de températures brusque, pas exposée directement aux rayons du soleil. Respectez les cycles jour-nuit, si la cage est dans un endroit de passage, recouvrez la le soir d’un tissus foncé afin que l’oiseau puisse profiter de ses heures de repos.
- L’hygiène. Mangeoires, perchoirs, jeux, doivent être lavés régulièrement afin d’éviter l’apparition de parasites porteurs de maladies. L’oiseau ne doit pas avoir contact direct avec ses déjections.
- L’alimentation doit être saine, fraîche et variée. Ne laissez jamais traîner des restes de fruits ou légumes frais, surtout en été, les bactéries s’y développent très rapidement.
- La compagnie est importante pour les perroquets et grandes perruches qui sont des oiseaux grégaires et ont besoin de participer à la vie de famille, ne les laissez pas seuls dans un coin sans contact humain ou d’autres oiseaux.

Il peut arriver que malgré tous vos bons soins, votre ami tombe malade, soit souffrant, se blesse ou soit indisposé. Dans ce cas, il est important de s’en rendre compte le plus vite possible.
Une simple infection, banale, peut en un rien de temps si pas ou mal soignée, devenir dangereuse pour la vie de votre oiseau.

Voici quelques symptômes qui vous aideront à reconnaître si votre oiseau se sent mal.

- Il n’a pas d’appétit, ou encore mange trop.
- Il boit trop.
- Ne joue plus et reste désintéressé dans le coin de sa cage.
- Il se cache souvent sa tête sous l’aile et/ou il dort non pas sur une patte, mais sur les deux.
- Il dort plus souvent qu’à l’habitude.
- Il a de la diarrhée, ses sels sont très liquides, salissent les plumes autour du cloaque.
- Il est au contraire constipé, ses déjections sont très dures et à de la peine à évacuer.
- Il a le ventre gonflé, dur, irrité.
- Ses plumes sont ébouriffées.
- Il a les yeux mi-clos et/ou gonflés.
- Ses pattes sont rougies, gonfles.
- Il maigrit alors qu’il semble manger normalement.
- Il y a des graines non digérées dans ses sels.
- Il veut dormir dans le fond de sa cage.
- Il perd beaucoup plus de plumes que normal.
- Allongement anormal du bec ou des griffes.
- Lors de la mue, des plumes étranges se développent.

Si un ou plusieurs de ces symptômes se manifestent, vous devez vous inquiéter pour la santé de votre oiseau.

Transférez sa cage dans un endroit calme, abrité et chauffé. Si besoin est mettre une lampe chauffante. Si l’oiseau est dans un volière le séparer des autres oiseaux et le mettre dans une « cage hôpital ». Si possible, mettez un papier essuie tout, ou encore un morceau de papier alu sous l’endroit où dort l’oiseau afin de récolter des fientes pour les analyses.
Et téléphonez à votre vétérinaire.

Voici maintenant quelques maladies principales des oiseaux de cages et de volières.

Les parasites externes : Les acariens responsables de la gale des pattes, poux rouges, poux des plumes, etc. peuvent se reproduire et devenir si nombreux qu’ils deviennent un danger pour la santé de l’animal. Il se gratte sans arrêt les pattes, le bec, se montre très nerveux. Vous pouvez vérifier leur présence en recouvrant la cage le soir avec un tissu blanc, vous y trouverez le lendemain matin des acariens rouges ou jaunes, ils seront remplis du sang sucé à l’animal. Ils nichent partout, dans les plus petites fentes de la cage, des perchoirs, des jeux, ils n’aiment pas la lumière du jour. Ils existe dans le commerce des produits insecticides pour nettoyer cages et accessoires, après avoir sortis les oiseaux et la nourriture. Attention, la plupart de ces produits sont toxiques et il faut bien lire la notice d’emballage et respecter les dosages ainsi que la manière de les utiliser.

Les vers intestinaux : Normalement si votre perroquet (oiseau) vit en intérieur et qu’il y a une bonne hygiène il ne devrait pas contracter des vers… mais… si vous constatez que votre oiseau maigrit tout en mangeant beaucoup (je ne parle pas de gaspillage, mais bien de manger beaucoup)… Faites faire une analyse de ses déjections par votre vétérinaire. Il pourra établir un diagnostic et recommander un traitement efficace, car il existe diverses sortes de vers intestinaux et seul un traitement ciblé sera efficace.

Les parasites passant des excréments aux aliments, veillez à ce que votre oiseau ne consomme pas de nourriture ou d’eau souillée afin de ne pas subir une nouvelle infestation.

Constipation : Votre oiseau à du mal à évacuer ses crottes, petites, dures ou inexistantes. Son régime alimentaire est très certainement mal équilibré. Lui donner plus de verdure, de fruits. Si malgré cela rien ne change, aller voir le vétérinaire.

Diarrhée : La diarrhée peut provenir d’un repas trop riche en fruits ou certains légumes… mais elle peut aussi être le symptôme d’une autre maladie. Si les déjections sont molles, aqueuses et de couleurs variées. Elles sentent aussi parfois mauvais. La perte de poids et la déshydratation sont considérablement rapides car un oiseau ne pèse pas lourd. Supprimez de son régime fruits et légumes jusqu’à ce que les déjections redeviennent normales.
Si la diarrhée continue, téléphonez au vétérinaire.

Un oiseau nerveux, mal nourri ou qui a absorbé des aliments ou de l’eau polluée peut avoir la diarrhée.

Mue : Tout au long de l’année, les plumes tombent et sont remplacées par d’autres plumes. C’est un processus normal. Mais si votre oiseau en perd trop, il souffre peut-être d’une température ambiante excessive ou de carences alimentaires. Eloignez-le des sources de chaleur excessives provoquant un dessèchement de la peau comme la proximité d’un radiateur par exemple et modifiez , si nécessaire son régime alimentaire. N’oubliez pas en hiver les bains ou douches tout aussi si ce n’est plus nécessaires qu’en été. Il devrait y avoir une humidité d’au moins 50% dans la pièce, sinon il faut impérativement d’une manière ou d’une autre que son plumage soit humidifié. De préférence le matin afin qu’il soit sec pour la nuit.

Coupures : Désinfectez-les à l’aide d’un coton ou d’une compresse imbibée d’eau oxygénée. Exercez, si besoin est une pression sur une blessure saignant abondamment afin de stopper l’hémorragie. Vous pouvez aussi utiliser une poudre hémostatique et antiseptique.
Evitez qu’il bouge inutilement, afin d’éviter que la plaie ne saigne trop.
Si la plaie est trop profonde, ou étendue, allez d’urgence chez votre vétérinaire aviaire habituel il en va de la survie de votre oiseau.

Chocs, commotion et contusions : Un oiseau qui a été blessé reste étendu, immobile et pousse de petits cris craintifs. Sa respiration est faible et son regard trouble. Les blessures à la tête surviennent lorsque l’oiseau s’envole et se cogne contre les baies vitrées ou que les oiseaux en cage, effrayés heurtent le grillage de la cage. L’oiseau peut  manifester un ou plusieurs symptômes…
Dépression, perte d’équilibre, vols en cercle, tête penchée ou non, faiblesses des ailes ou des pattes, convulsions.
Un état de choc peut être neutralisé en gardant l’oiseau au chaud et au calme. Dans une cage hôpital ou é l’abri dans une boîte recouverte d’un torchon, placée dans un endroit calme, isolé, à une température d’environ 30°C.
Si vous le laissez dans sa cage, abaisser les perchoirs et enlevez les jouets, recouvrez le sol de papier ménage.
Evitez de le déranger et mettez à sa portée de quoi boire et manger.
De toute les manières, contactez votre vétérinaire.

Conjonctivite : La conjonctivite est l’inflammation ou l’infection de la membrane tapissant l’intérieur de la paupière. Chez l’oiseau, les symptômes sont facilement détectables.
Paupières scellées, pus au coin des paupières, les yeux coulent…
Humecter avec de l’eau chaude et séparer délicatement les paupières. Attention à ne pas le faire trop brusquement afin de ne pas abîmer les bords. Protéger l’oiseau du vent et de la lumière du soleil.
Si le jetage est abondant ou permanent contactez votre vétérinaire. Il vous prescrira une pommade ou des gouttes ophtalmiques adaptées.

Fractures : Ne tentez jamais de réduire une fracture vous-même. La blessure pourrait être bien plus sérieuse qu’il n’y paraît. Une fracture mal réduite ou mal bandée (à la patte par exemple) peut rendre votre oiseau infirme à vie et incapable d’être un bon reproducteur, de se percher correctement, de manger correctement… etc.
Voyez rapidement un vétérinaire aviaire, car la cicatrisation prendra plusieurs semaines.
Si vous ne faites rien, l’oiseau souffrira et la cicatrisation se fera mal !

Rhumes : Un oiseau comme les humains peut être enrhumé. Rien à voir avec le rhume humain et c’est pas transmissible.
Plumage froissé, léthargique, son nez ou ses yeux coulent. Il peut renifler, tousser ou éternuer.
Le garder bien au chaud.
Consultez un vétérinaire qu’il tarde à guérir car un rhume mal soigné peut dégénérer en des affections respiratoires bien plus graves !

Croissance excessive du bec et des ongles : Pour ce qui concerne les ongles, si les branches sont de divers diamètres il ne devrait pas y avoir besoin de le faire. Pour le bec un os de seiche ou des jeux en bois devraient faire l’affaire.
Il peut pourtant que ses ongles ou son bec poussent trop vite.
Il vaut mieux consulter le vétérinaire en ce qui concerne le bec, car l’alimentation sanguine du bec est compliquée. En plus, les becs taillés tendent à repousser plus vite, il faut donc éviter si possible éviter de le faire.
Pour les ongles, n’utilisez pas de ciseaux, mais une pince à ongle (pour les oiseaux ou sinon pour les chats), effectuez l’opération sous une bonne lumière, de façon à voir le vaisseau sanguin qui, sur les griffes claires, apparait sous forme d’une mince ligne rouge se prolongeant dans la griffe à partir de la base. Couper un peu au-delà afin d’éviter les saignements.
En cas de doute ou d’hésitation, prenez plutôt rendez-vous avec votre vétérinaire ou un éleveur sachant le faire.

Arthrite, rhumatisme et crampes aux pattes :  Ces affections sont souvent dues à des perchoirs humides et sales, de trop petit diamètre pour assurer une bonne prise ou encore à une cage trop exigüe. Donnez à votre oiseau suffisamment  d’espace pour qu’il puisse s’ébattre et installez-lui des perchoirs de différents diamètres pour permettre aux pattes et aux doigts de faire de l’exercice. Lavez-les régulièrement et surtout chose importante, laissez-les sécher complètement avant de les remettre dans la cage.

Avitaminose : Fréquemment due à des troubles de la nutrition et à l’absence de certains fruits et légumes frais. La carence en vitamine A chez le perroquet provoque des dépôts blanchâtres épais dans la bouche.

Je parlerais dans un deuxième temps des maladies virales telles que la PDD, PBFD, Candidose, Coccidiose, Pacheco, Psittacose…et du picage.

Antoinette Gast pour Parrot-School – 21.02.2011
 

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